Rencontre avec Terry Plante, trapéziste parterrologue

Terry, parterrologue au sein du Trapèze des Mascareignes, opère sur l’île de la Réunion.

Article de Vanille Payet

Le 18 novembre 2020
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Terry, parterrologue au sein du Trapèze des Mascareignes, opère sur l’île de la Réunion. Il est spécialisé dans l’étude du « par terre » et récolte les éléments de terre pour nos clients.

Terry, pouvez-vous vous présenter ?

Terry Plante, 31 ans, habitant du cirque de Salazie. Je suis trapéziste parterrologue à temps partiel.

Comment êtes-vous devenu trapéziste parterrologue ?

J’ai grandi à Salazie, sur l’île de la Réunion, au coeur du trapèze des Mascareignes, où je suis tombé amoureux du sol et de tout ce qui le compose. Littéralement. Je tombais souvent parce que j’avais du mal à marcher. A force de manger la terre, j’ai appris à l’aimer. Plus tard, j’ai découvert les chouchoux, qui ont d’ailleurs la forme typique d’un trapèze. Je les voyais pousser et j’étais émerveillé de voir qu’ils grandissaient en puisant leur énergie du sol. Je voulais devenir comme eux : me nourrir rien qu’en touchant le sol, sans avoir la peine de me nourrir.
Du coup, après mon bac pro électro-technique, c’est tout naturellement que j’ai entrepris des études de géologie. Au bout d’une journée de cours, j’ai compris que j’apprendrais plus sur le terrain. Alors j’ai mis en place une routine :

  • tous les matins, j’allais visiter la Maison du Volcan pour observer les différents types de pierre,
  • ensuite j’allais 1 heure ou 2 sur la route du volcan pour essayer de retrouver les mêmes pierres,
  • enfin, j’allais effectuer une étude horizontale sur les plages de l’ouest pour mieux connaître l’étape finale de l’érosion des roches : la forme sableuse.

Il faut avoir des objectifs à la hauteur de ses capacités. Pour moi, cette hauteur, c’était par terre, tout simplement.

Terry plante, trapéziste des mascareignes

Comment se passe une récolte “d’air du trapèze des Mascareignes” ?

Je fais les récoltes en fonction des commandes. Grâce à ma connaissance des sols réunionnais, je sais exactement où trouver les meilleurs éléments par rapport au profil du client. Je prends donc la liste des commandes, et je note les endroits où je dois aller. Ensuite, je vais sur place et je récolte les éléments. Pour finir, je rentre à l’atelier où je remets les échantillons au service livraison.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant que parterrologue ?

Le plus difficile, c’est d’honorer correctement les commandes de sable. Quand les clients veulent du sable naturel (sans filtrage, avec mégots donc), je dois m’assurer de prélever au bon endroit. Parfois, je suis obligé d’attendre que quelqu’un finisse une cigarette pour avoir une fraîcheur optimale. Des fois, j’oublie d’attendre que le mégot soit froid, alors je me brûle. Et bien sur depuis le chantier de la Nouvelle Route du Littoral la Région Réunion à réquisitionné un amas de terre et de roche qui me pose de gros problème afin de dispose de la bonne terre. À terme avec ce chantier mon métier risque de disparaître par manque de terre.

A force de manger la terre, j’ai appris à l’aimer.

Terry PLANTE, Trapéziste

Une astuce pour ceux sont intéressés par le métier de trapéziste au sein des Mascareignes ?

Je leur conseillerai de garder les pieds sur terre. Il faut avoir des objectifs à la hauteur de ses capacités. Pour moi, cette hauteur, c’était par terre, tout simplement.

Plus d’informations sur comment devenir trapèziste dans les Mascareignes

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